- Monsieur le Gouverneur de la Région de Kaolack ;
- Monsieur le Vice-amiral d’escadre, Chef d’état-major général des Armées,
- Monsieur le Général de division, Inspecteur général des Forces armées,
- Monsieur le Général de division, Chef de l’Etat-major particulier du Président de la République,
- Monsieur le Général de brigade, Haut-commandant en second de la Gendarmerie nationale ;
- Messieurs les Officiers généraux ;
- Monsieur le Président du Conseil départemental de Kaolack,
- Messieurs les maires des communes de Ndiaffate et de Latmingué,
- Monsieur le Colonel, Commandant la Zone militaire n°3,
- Monsieur le Colonel, Commandant la Légion de Gendarmerie de Kaolack ;
- Monsieur le Colonel, Commandant l’Ecole nationale des Sous-officiers d’active ;
- Messieurs les Attachés de Défense ;
- Mesdames, Messieurs les officiers, sous-officiers et militaires du rang ;
- Chères notabilités locales, religieuses et coutumières ;
- Honorables invités ;
- Mesdames, Messieurs
Je suis heureux de présider ce matin, la cérémonie de sortie de la 44e promotion de l’Ecole nationale des Sous-officiers d’active de Kaolack.
Cette cérémonie marque un moment important pour notre institution, car elle acte l’intégration de nos élèves dans le prestigieux corps des sous-officiers.
Elle symbolise également la vitalité de notre armée, qui se régénère aujourd’hui par l'arrivée de ces jeunes cadres, prêts à assumer leurs premières responsabilités de commandement.
Depuis 1971, année de sa création, l’ENSOA a été fidèle à sa vocation, celle d’être le creuset où se forgent les cœurs et les âmes de nos jeunes sous-officiers.
Elle a ainsi mis à la disposition de nos Forces armées et de celles de pays amis, des sous-officiers émérites qui ont servi avec honneur et dévouement leurs pays respectifs.
Le bilan impressionnant de ces cinquante-cinq (55) années d’existence, que le Commandant d’école a retracé avec force, en est le témoignage le plus éloquent.
Du reste, les parcours d’exception d’anciens de l’ENSOA, parvenus au sommet de la hiérarchie militaire, témoignent, à eux seuls, de la valeur du modèle que l’école transmet, avec la même exigence, depuis plus d’un demi-siècle.
Cette excellence, elle rayonne bien au-delà de nos frontières. Elle se mesure à la confiance renouvelée que nous accordent les pays de la sous-région et du continent, qui nous confient la formation de leurs futurs cadres sous-officiers.
Avoir aujourd’hui dans nos rangs ces vingt (20) élèves-sous-officiers, venus des Républiques sœurs du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Tchad et du Togo, est une immense fierté.
Cette riche diversité fait de notre établissement un modèle d'intégration régionale et un symbole vivant d'une fraternité d'armes panafricaine.
Aussi, je voudrais saisir cette opportunité pour adresser aux plus hautes autorités de leurs pays respectifs, notre sincère gratitude pour la confiance envers notre pays et notre système de formation.
Le niveau d’excellence, que j’ai évoqué, ne peut être pérennisé qu’à travers un engagement constant du Haut-commandement ainsi que de la direction de l’Ecole.
C’est pourquoi je tiens à saluer tout particulièrement l’action du Chef d’état-major général des Armées, la détermination et le dévouement du commandant de l’ENSOA ainsi que des cadres et instructeurs de l’Ecole.
Par leurs efforts soutenus et les ressources mises à disposition, ils garantissent à nos futurs sous-officiers une préparation à la hauteur des défis qui les attendent dans cette nouvelle étape de leur carrière militaire.
Amiral,
Mesdames, Messieurs,
Dans toutes les armées professionnelles, le corps des sous-officiers est considéré comme la colonne vertébrale de l’institution militaire.
Ce rôle de maillon essentiel traduit la place singulière qu’ils occupent dans la chaîne de commandement.
A l’interface des militaires du rang et des officiers, ils sont les cadres de contact par excellence.
Ce sont eux qui souvent connaissent le mieux les hommes ; ce sont eux qui leur transmettent, avec patience et rigueur, les savoir-faire et les savoir-être indispensables au métier des armes.
En assumant ce commandement de proximité, ils garantissent l'équilibre, la cohésion et la solidité de l'édifice tout entier.
Ce rôle crucial, ils doivent y être préparés : intellectuellement, moralement et physiquement.
Il s’agit d’une des missions premières de l’ENSOA, et je sais qu’elle la remplit admirablement.
Dans son allocution, le commandant d’école a particulièrement insisté sur la transmission des valeurs.
A sa suite, je voudrais mettre en exergue certaines vertus qui me paraissent fondamentales : la discipline, le sens du devoir et de l’honneur, le courage.
Au cours de son histoire, l’ENSOA a formé des sous-officiers qui ont incarné, jusqu’à leur dernier souffle, ces principes.
Le sergent-chef Nfally SONKO, issu des rangs du prestigieux 1er Bataillon de parachutistes, est de cette trempe d’hommes.
Tombé au champ d’honneur le 12 mars 2026 dans le Nord Sindian, il sera désormais votre parrain.
Nous vous offrons, comme source d’inspiration, sa vie et son sacrifice suprême au service de notre pays, le Sénégal.
ARRET DU DISCOURS POUR CEREMONIE PROTOCOLAIRE.
« Le major de promotion sort des rangs et défile vers l’emplacement où l’officier des traditions et le représentant de la famille du parrain attendent le COMENSOA et le MFA ».
POURSUITE DU DISCOURS.
Feu le sergent-chef Nfally SONKO est né le 3 août 1994 à Karongue, dans le département de Bignona.
Il est incorporé le 1er janvier 2016 pour le compte du contingent 2016/1 à titre d’engagé volontaire dans l’Armée nationale.
Dès sa formation initiale au 12e Bataillon d’instruction, il se distingue par ses qualités intellectuelles et physiques mais aussi par sa discipline.
Des prédispositions confirmées par sa réussite aux tests de Formation de qualification du gradé (FQG) et l’obtention du Certificat d’aptitude technique n°1/infanterie.
Du 12e Bataillon, il est affecté au Bataillon de Parachutistes pour compter du 16 novembre 2016.
Après y avoir passé trois années pendant lesquelles il s’est distingué de fort belle manière, il réussit au concours d’entrée de l’ENSOA pour le compte de la 39e promotion (2019-2021).
A l’issue de son cursus, il retourne au Bataillon de parachutistes. Il est promu au grade de sergent-chef, le 1er juillet 2025.
Le sergent-chef SONKO participe à tous les engagements majeurs de cette unité d’élite de notre Armée, en opérations intérieures ou extérieures, notamment l’Opération « RESTORE DEMOCRACY » en Gambie en janvier 2017.
C’est au cours d’une opération de sécurisation dans le Nord SINDIAN, dans son terroir natal de la Casamance, que l’implacable destin l’arrache aux siens et à ses frères d’armes, le 12 mars 2026.
Il totalisait dix (10) ans, deux (02) mois et onze (11) jours de bons et loyaux services marqués par un engagement indéfectible et un courage hors pair.
Fauché à la fleur de l’âge, au milieu d’une carrière qui s’annonçait brillante, il demeure à jamais présent dans le cœur de ses camarades, dans la mémoire de son unité et des Armées.
Je voudrais dire à sa famille ici présente notre reconnaissance éternelle pour son sacrifice pour notre pays.
Chers sous-officiers de la promotion « Sergent-chef Nfally SONKO »,
En vous choisissant ce parrain d'exception, le Commandement vous confère un immense honneur en même temps qu'il vous désigne un modèle absolu.
Les témoignages unanimes de ses chefs, de ses pairs comme de ses subordonnés, convergent tous pour saluer ses remarquables qualités de meneur d'hommes et de valeureux soldat.
Moniteur parachutiste, il incarnait les plus hautes vertus des troupes aéroportées : l’endurance face à l’effort, l’audace face au danger, le goût du risque calculé et le culte de l’esprit de corps.
Combattant aguerri, sous-officier d’élite, il s’est constamment distingué par une discipline exemplaire et un dévouement sans faille, incarnant, en toutes circonstances, les valeurs cardinales du soldat.
Je vous invite donc à puiser, au quotidien, dans son exemple, la force de votre engagement.
Faites de sa rigueur, de son sens élevé du devoir et de son courage à toute épreuve, vos repères.
Sous-officiers de la promotion « sergent-chef Nfally SONKO »,
Tout en vous demandant d’émuler votre parrain, je voudrais insister sur les responsabilités qui s’apprêtent à peser sur vos épaules et les attentes placées en vous.
Comme viatique et pour guider vos premiers pas de chefs, gardez à l’esprit les précieuses recommandations que votre commandant d’école vient de vous adresser.
Si la maîtrise des savoir-faire techniques et tactiques est indispensable, l’exercice de l'autorité, pour sa part, exige une profonde intelligence des situations et, surtout, une attention constante au facteur humain.
Ne perdez jamais de vue que commander, c'est d'abord s'occuper de ses hommes.
Votre parcours sera jalonné d'épreuves car embrasser le métier des armes, c’est faire le choix d’un sacerdoce.
Par conséquent, pour relever les défis et réussir vos missions, vous devrez vous armer de courage, de discernement et de cette résilience qui caractérise le corps des sous-officiers.
Mesdames, Messieurs, distingués invités,
Pour conclure, je voudrais m’associer au Commandement de l'École pour réitérer mes plus vifs remerciements à cette honorable assistance, dont la présence rehausse l’éclat de cette cérémonie.
J’exprime également toute ma gratitude aux autorités administratives, religieuses et coutumières, ainsi qu'aux parents et amis dont la présence chaleureuse apporte un soutien moral inestimable à nos jeunes sergents.
Chers sous-officiers de la promotion sergent-chef Nfally SONKO,
Au nom du Président de la République, Chef suprême des Armées, et à mon nom propre, je vous adresse mes félicitations les plus appuyées et mes vœux de plein succès pour vos carrières naissantes.
Soyez dignes de votre parrain, de votre Ecole et de votre devise « Qui Ose Gagne »
Je vous remercie de votre aimable attention.
On nous tue, on ne nous déshonore pas
